Les différentes techniques…

argile

L’argile est la première matière que j’ai utilisée et, plus de 20 ans après, je lui reconnais encore toutes ses qualités: malléable et d’un toucher agréable, elle permet le contact direct des mains, une rapidité d’exécution, ainsi que les hésitations et tâtonnements grâce à la possibilité de rajout. Je l’utilise donc toujours avec plaisir, notamment pour les pièces de recherche personnelle, comme celles inspirées par l’œuvre de Zadkine, un sculpteur pour lequel mon affection toute particulière transparait dans « Consolation » ou « Le secret ». Une fois la pièce réalisée, elle doit être évidée et séchée lentement, pour être ensuite montée à une température d’environ 1000°C.

cuisson-primitive

Pour cela, je pratique le plus souvent une cuisson dite primitive, consistant à creuser un trou à même la terre, surélevé de plaques réfractaires où les sculptures sont déposées et autour duquel est fait un feu de bois de plusieurs heures. Cette technique a le mérite de donner à l’argile une patine enfumée authentique que le four électrique ne permet pas. La patine se poursuit à l’aide de pigments naturels (terres, ocres, oxydes métalliques), mélangés à de la gomme laque et déposés en de multiples couches successives, parfois estompés, selon l’effet recherché.

Alain-berger-andalou

Le bois est également une matière qui m’attire particulièrement et qui se distingue fondamentalement de l’argile par le vécu qu’il exprime. C’est au cours de ballades forestières que ma sensibilité exercée me mène à la rencontre de beautés camouflées. Cela peut être un tronc de merisier à la silhouette féminine comme « La porteuse d’eau », un tronc creux de châtaignier comme « La porte du désert » ou encore une racine de chêne comme « L’envol ». Je me plais alors à finaliser et mettre en valeur le lent travail commencé par la nature. Après dégrossissage à la tronçonneuse, les ciseaux et les gouges frappés par le maillet rendent les lignes franches et les volumes harmonieux. La finition se pratique ensuite au papier de verre monté sur meuleuse, ou bien au chalumeau et à la paille de fer qui permettent un lissage tout en respectant les fibres et les cernes du bois. La patine se poursuit en déposant les pigments naturels dilués dans la gomme laque ou la cire.

pigments naturels

Le bronze est également un matériau très intéressant pour la sculpture, permettant de la sublimer et de lui donner l’éternité. Il nécessite cependant un investissement couteux puisque la pièce doit être confiée au fondeur pour être moulée, coulée en bronze, ciselée et patinée. Ce travail peut néanmoins être réalisé sur toutes pièces, sur commande.

coulage-bronze

Si vous désirez des informations plus détaillées concernant un aspect particulier des techniques de sculpture ou de patine,  n’hésitez pas à me contacter. Des stages pratiques sont également possibles pour développer l’expression de soi et acquérir les différentes techniques.

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